La chasse aux morilles

La forêt est remplie de trésors que vous ignorez peut-être, comme la morille, un des champignons les plus appréciés et recherchés au monde et qui pousse en cachette dans nos boisés québécois. Son goût riche de noisette et sa rareté en font le champignon sauvage le plus couru des mycologues.

D’ailleurs, les cueilleur connaisseurs ne vous révéleront peut-être pas leur place de cueillette. Mais comme les morilles repoussent au même endroit pendant plusieurs années, il suffit de trouver une talle et de savoir la repérer les années suivantes, et vous aurez alors votre endroit pour récolter vos précieux champignons pendant longtemps. Mais il faut savoir où chercher.

On vous donne quelques conseils pour vous aider à trouver des morilles ce printemps!

De vrais petits trésors

Les morilles ne sont pas seulement rares, elles sont aussi difficile à trouver. Si vous voulez partir à leur chasse, préparez-vous pour une activité zen, car il faut être attentif et marcher parfois pendant de longues heures avant d’apercevoir ses premières morilles. Mais tomber sur une belle talle après cette longue recherche est comme trouver un gros trésor au beau milieu de la forêt.

Comme dans toute chasse, vous devrez ouvrir l’oeil. Les morilles ressemblent beaucoup aux feuilles mortes qui ont passé l’hiver sous la neige, et il faut un certain temps avant de pouvoir les repérer. On a souvent déjà les deux pieds dedans quand on découvre une talle. Comme elles vivent rarement en solitaire, si vous en trouver une, il y en a sûrement d’autres autour. Alors, regardez où vous mettez les pieds.

On peut trouver des morilles sur presque tout le territoire du Québec, immédiatement après la fonte des neiges. Les amateurs de plein air printanier vont en trouver dans les sentiers, en bordure de la forêt, en compagnie des peupliers faux tremble, saules, frênes. Les forêts qui ont brûlé sont aussi des bons endroits à explorer.

Et hâtez-vous car la nature ne vous laisse que trois semaines par année pour profiter de la saison des morilles. Fort heureusement, vous pourrez toujours en trouver des séchées en épicerie ou à la boutique en ligne de Gaspésie Sauvage.

Dans le doute…

Pas besoin de préciser qu’identifier les champignons demande un minimum de connaissance. C’est une très mauvaise idée de se lancer à l’aveugle dans leur cueillette en vue de les manger. Même si la morille est probablement le plus facile à reconnaître des champignons, il faut quand même savoir la distinguer de la gyromitre, ou « fausse morille », un champignon qui peut rester toxique même après la cuisson. Les deux ne se ressemblent pas vraiment, mais vous savez quoi faire en cas de doute!

Les morilles aussi contiennent une toxine, l’hémolysine. Il faut donc absolument les cuire ou les faire sécher avant de les consommer.

La sauce à Jean-Guy Béliveau

Jean-Guy Béliveau est notre gardien de rivières et photographe gaspésien préféré. Il est aussi le meilleur mycologue amateur que nous connaissons. Il cuisine souvent ses récoltes pas trop loin de son lieu de cueillette. Si vous marchez près d’une des rivières de Gaspé et qu’il vous vient une odeur de sauce crème aux morilles et vin blanc et de pétoncles frais poêlés, c’est sûrement que vous vous approchez du shore lunch à Jean-Guy.

Merci de nous partager ta recette, Jean-Guy!

Ingrédients :

  • 1 tasse de crème à cuisson 35 %
  • 2 onces de vin blanc sec
  • une dizaine de morilles séchées
  • 1 cuillère à table de beurre ramolli
  • 1 cuillère à table de farine
  • sel et poivre

Préparation:

  • Mettre le vin, la crème et les morilles séchées dans un chaudron hors du feu pendant au moins une demi-heure.
  • Puis, quand les champignons semblent assez réhydratés, mettre à chauffer à feu doux jusqu’à un léger bouillonnement.
  • Ajouter le sel et le poivre.
  • Faire un beurre manié, c’est-à-dire former une pâte en mélangeant la farine et le beurre avec les doigts.
  • Puis ajouter à la crème chaude en petites quantités à la fois.
  • Laisser mijoter quelques minutes à feu doux.
  • Verser sur des pétoncles poêlés ou un filet mignon.

La morille a un parfum boisé et son goût rappelle la noisette. Même une fois séchée, elle garde toute sa saveur. Il suffit de la réhydrater dans le liquide que vous voulez: crème, lait, porto, vin blanc  ou même du thé, et elle retrouve toutes ses propriétés. Elle rehausse les saveurs des sauces, pâtes, poissons, omelettes ou risottos et elle fait sortir votre plat de l’ordinaire. Pour vos envies de gastronomie, Morille Québec vous propose plein de belles recettes.

Le temps des morilles approche! Si la neige est presque toute fondue dans vos boisés, commencez tout de suite vos randonnées et ouvrez l’oeil si vous ne voulez pas les manquer! Bonne cueillette!

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