Visiter San Francisco, en gros

La brume va et vient sur les vallons de San Francisco. Loin des plages, les sirènes crient sans cesse et les itinérants s’excusent du comportement des autres itinérants. Quelle drôle de ville !

Tous les quartiers sont différents à San Francisco, appelée ainsi en l’honneur de Saint François d’Assise. C’est une ville magique et étrange, semi-propre, semi-sécuritaire dans laquelle on ressent une forte envie de vivre à fond tout en se remettant en forme. La visiter m’a donné envie de vous aider un peu à planifier un voyage réel ou imaginaire et mieux comprendre la ville préférée de Jack Kerouac.

Les quartiers

Comme je disais, les quartiers sont tous totalement différents les uns des autres. Si on part de Tenderloin en direction de Japantown, on croise tout ce qu’il y a de plus triste de la misère humaine. Des itinérants qui se frappent et qui s’abrillent de lourdes couvertures sales qui n’ont pas échappé à la pluie et à la brume.

Quand on part vers l’est, ce sont les junkies et les touristes qui nous accueillent près des quais. De l’autre côté, vers l’ouest, autour de Cole Valley, on trouve des Français et le délicieux petit restaurant Zazie avec sa cour intérieure, ses toilettes en portes de grange et son pain doré. Il faut aller chez Zazie en métro, évidemment.

Au nord, c’est la richesse et la marche rapide qui accompagnent les marinas et les interdictions de circuler en autobus.

Marcher d’un quartier à l’autre est la meilleure façon de découvrir toutes les subtilités de la ville. Mais il faut de bonnes chaussures et une bonne dose de courage. Les collines ne pardonnent pas et vos cuisses vous rappelleront à l’ordre si vous n’apprenez pas rapidement à vous économiser.

Le climat

Si vous pensiez apporter des maillots de bain, des shorts et des robes à fleurs à San Francisco, oubliez ça tout de suite. Il ne fait pas chaud à San Francisco. On finit par avoir chaud à force de marcher de haut en bas, mais on se refroidit dès qu’on arrête ou qu’un nuage passe.

Il faut dire que nous étions là à la fin mars. Il faisait 13, en moyenne.  Mais San Francisco n’est pas une ville très chaude l’été non plus. On nous a dit que l’été il fait environ 16, en moyenne. C’est aux mois de septembre et octobre qu’il y fait le plus chaud. Et dès novembre, la pluie recommence jusqu’en mars.

Les gens excentriques ou bizarres

Il n’y a pas autant de gens excentriques qu’ont pourrait croire à San Francisco. Il y a encore quelques hippies dans l’ouest et l’occasionnel beatnik qui parle d’une belle voix grave en déjeunant avec seulement un café, mais ce n’est pas ce qui frappe le plus.

Par contre, les itinérants sont plus frappants. Il y en a partout et ils n’ont pas l’air d’avoir d’espoir d’une vie meilleure. Pour les gens avec une forte conscience sociale, c’est particulier d’errer dans une ville où la technologie et la nourriture bio règnent en maîtres, mais où il faut un agent de sécurité à la porte de l’épicerie pour protéger les aliments des affamés.

Il faut dire qu’il y a une bonne densité de population. Sur environ sept kilomètres carrés, on trouve environ 800 000 personnes. C’est beaucoup, surtout quand on tient compte de tous les parcs des environs. Il y a beaucoup de drogue aussi, et ça paraît un peu.

Se déplacer à San Francisco

Comme dans n’importe quelle ville, vous pouvez louer une voiture à San Francisco. Ce sera utile pour visiter la côte, les vignobles et les parcs environnants à votre guise. Mais si vous voulez seulement voir un de ces endroits sans vous stresser avec la conduite automobile, les assurances et les lois, vous pouvez aussi prendre des visites guidées. Il existe plusieurs itinéraires et les guides donnent beaucoup d’information fascinante à propos de chaque quartier que vous traverserez.

Pour visiter la ville, vous pouvez acheter de bons souliers et marcher. Vous verrez que chaque quartier est très différent de son voisin. Il y a Marina District et ses riches propriétaires de yachts qui font leur jogging. Vous croiserez aussi Fort Mason et sa vue à couper le souffle. Et si vous traversez Civic center par erreur, vous aurez tôt fait de traverser la rue qui vous amène dans un quartier d’affaires ou dans le quartier japonais. Pour mieux comprendre la ville, c’est le meilleur transport.

Il est aussi possible de louer des vélos un peu partout dans la ville. Vous pouvez même vous en servir pour traverser le Golden Gate et revenir en traversier.

Si vous avez déjà trop mal aux jambes, sortez votre téléphone et téléchargez l’application Muni. Elle vous permettra d’acheter des billets en quelques clics et de traverser la ville avec un des meilleurs systèmes de transports qui existe. Les autobus électriques ont d’excellents trajets et les petits trams qui circulent le long des quais vous font réellement sentir en vacances. Si vous voulez plutôt prendre le métro, vous devrez acheter des billets sous terre. C’est facile, mais attention de ne pas faire trop de transactions en peu de temps. Une carte bancaire bloquée est si vite arrivée.

La démographie

Une des premières choses qu’on remarque à San Francisco est l’immigration qui est en lien direct avec la localisation géographique. Alors que chez nous, ce sont les Européens qui prédominent, ici, ce sont les Chinois, les Japonais et les Mexicains.

Il y a aussi des touristes de toutes les îles du Pacifique, ainsi que des nerds. Beaucoup de nerds de partout dans le monde. Parce que Silicon Valley n’est pas un monde fermé et que les gens de l’informatique ont visiblement vu San Francisco comme une belle opportunité.

Manger à San Francisco

La seule façon de manger sans se ruiner à San Francisco est d’avoir accès à une cuisine. Si c’est votre cas, vous pouvez vous rendre dans un Safeway où vous pourrez acheter tout ce qu’il vous faut. Vous pouvez aussi aller dans un Walgreens pour acheter des repas préparés qui pourront vous dépanner.

Si vous restez à l’hôtel, vous devrez dépenser pour les repas. Les restaurants ne sont pas donnés, mais l’abondance de choix est merveilleuse. A l’image de la démographie, ce sont les restaurants japonais et mexicains qui sont les plus présents. Les autres restaurants offrent aussi certaines choses en raison de cette proximité. Les restaurants de déjeuners, par exemple, offrent presque tous des burritos de déjeuner et des huevos rancheros.

Vous ne pouvez pas vraiment vous tromper en choisissant un restaurant bien coté, mais je vous soumets quand même mes cinq restaurants préférés.

Honey Honey Café & Creperies

Pour les meilleures crêpes en ville. Les crêpes suzettes sont extraordinaires, le café est bon et le jus d’orange fraichement pressé dans une machine comme celles qu’on trouve en Espagne commence la journée avec un bang.

Zazie

Inspiré de Zazie dans le métro, vous vous doutez bien que les fondateurs sont Français. Tout est bon chez Zazie, mais je vous conseille surtout de choisir le café épicé. Il donnera à tout le reste le oumph qu’il mérite.

Ippudo SF 

Parce que des ramen bien garnis, c’est bon pour l’âme. Et quand les traditions japonaises vous accueillent à la porte, c’est encore mieux.

Ono sushi 

Quand vous avez envie de sushis au saumon si frais qu’il fond dans la bouche, de riz parfait, de soupe, de teryaki et de sorbet à la mangue pour ramener vos papilles au beau fixe, c’est chez Ono sushi qu’il faut aller. En plus, le chef est fascinant à regarder.

Colibri

Chez Colibri, on mange de la guacamole et on boit des margaritas savoureux à la fraise et au basilic. On continue avec un riz mexicain, un autre margarita, on oublie sa carte de crédit et on revient la chercher le lendemain. Tout le monde est adorable, le resto est festif, tout est délicieux, olé !

Et c’est tout pour l’instant. Je reviendrai bientôt vous proposer des activités et vous parler d’un sujet plus sérieux à propos de San Francisco.

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