Bienvenue dans le merveilleux vocabulaire où chaque personnalité possède désormais sa propre insulte, son mème et parfois même son petit dessin.
Autrefois, traiter quelqu’un d’idiot suffisait. Aujourd’hui, les internautes disposent d’un vocabulaire autrement plus précis pour se moquer de leurs semblables. Il y a les débutants, les intellectuels maladroits, les gars désespérés, les prétentieux, les cyniques et ceux qui passent manifestement trop de temps sur Reddit. Les cinq visages de Breakfast Club peuvent aller se rhabiller.
Ces mots viennent de partout. On les entend dans les cours d’école américaines, les forums de jeux vidéo, de la culture geek, de TikTok et des communautés plus obscures de 4chan. Certains existent depuis des décennies. D’autres sont devenus populaires à force de memes.
Le problème, c’est qu’ils se ressemblent parfois sans être synonymes. Un dork n’est pas tout à fait un dweeb, un noob peut devenir un pro, et un Chad n’a généralement aucune envie d’être confondu avec un chud.
Voici un petit lexique pour vous y retrouver.
Les maladroits, les débutants et les intellos
Noob : celui qui ne sait pas encore jouer
Le mot noob est une déformation de newbie, qui désigne un nouveau venu ou un débutant. Il s’est imposé dans les communautés de jeux vidéo en ligne, où il sert souvent à se moquer des joueurs inexpérimentés.
Dans Minecraft, le noob construit sa première maison en terre. Si c’est un jeu de tir, il oublie de recharger. Dans Dark Souls, il découvre que le gros monstre du début n’est pas là pour lui souhaiter la bienvenue.
Il existe néanmoins une nuance : newbie désigne généralement un véritable débutant, tandis que noob peut qualifier un joueur jugé mauvais, même après des centaines d’heures de jeu.
Dweeb : l’intello qui manque de grâce sociale
Le dweeb est une figure classique des comédies adolescentes américaines. C’est l’élève studieux, passionné par des sujets que personne d’autre ne trouve intéressants, et particulièrement maladroit dans ses relations sociales.
Il connaît les capitales de tous les pays, mais perd ses moyens lorsqu’on lui demande simplement comment il va.
Le terme est généralement péjoratif, quoique parfois affectueux. Contrairement au nerd, le dweeb n’est pas nécessairement un génie. Son principal défaut, aux yeux de ceux qui l’emploient, est de manquer d’aisance sociale.
Dork : le ridicule sympathique
Le dork est quelqu’un d’un peu gauche, bizarre ou ridicule, souvent sans s’en rendre compte.
C’est celui qui rit trop fort à sa propre blague, raconte une anecdote interminable ou arrive déguisé à une soirée où personne n’avait compris qu’il fallait porter un costume.
Mais le mot peut aussi être tendre. Dire à quelqu’un You’re such a dork! revient parfois à lui dire qu’il est adorablement idiot.
La différence avec le dweeb? Le dork n’est pas forcément un intellectuel. Il est surtout maladroit, excentrique ou involontairement comique.
Nerd : le passionné qui connaît tout
Autrefois, être traité de nerd était rarement un compliment. Le terme évoquait l’intellectuel introverti, souvent associé aux sciences, aux mathématiques et à l’informatique.
Puis les nerds ont fondé des entreprises technologiques, popularisé la culture geek et transformé leurs passions en industries multimilliardaires.
Aujourd’hui, on peut être nerd de cinéma, de littérature, d’histoire médiévale ou de jeux vidéo. Le mot est devenu beaucoup plus valorisant et désigne surtout quelqu’un qui cultive une passion avec une intensité remarquable.
Un nerd de Tolkien peut discuter pendant trois heures de la généalogie des rois du Gondor. Et il lui reste encore deux heures pour vous expliquer pourquoi les films ont changé certains détails.
Geek : le passionné de culture spécialisée
Le geek ressemble au nerd, mais son identité se définit davantage par ses passions que par ses capacités intellectuelles.
Jeux vidéo, bandes dessinées, informatique, science-fiction, figurines, jeux de rôle : le geek adore explorer les univers qui l’intéressent.
La distinction entre geek et nerd demeure floue. Dans l’usage courant, les deux mots se recoupent largement.
Un geek peut collectionner les consoles Nintendo. Un nerd peut en expliquer l’architecture électronique. Et une même personne peut parfaitement faire les deux.

Les séducteurs, les admirateurs et les rois imaginaires d’Internet
Simp : celui qui en fait beaucoup trop
Le simp est quelqu’un qui manifeste une admiration ou une dévotion excessive envers une personne qui ne lui rend pas nécessairement son affection.
C’est celui qui couvre une célébrité de compliments, défend systématiquement son influenceuse préférée ou multiplie les attentions dans l’espoir de séduire.
Le mot est particulièrement populaire dans les communautés de streaming et sur les réseaux sociaux.
Il est cependant employé si largement qu’un garçon peut se faire traiter de simp simplement parce qu’il est gentil avec une fille. La frontière entre admiration sincère et comportement ridicule dépend souvent de celui qui juge.
Chad : le mâle triomphant
Le Chad est l’archétype de l’homme séduisant, sûr de lui et socialement dominant. Le terme s’est développé dans des communautés en ligne obsédées par les hiérarchies de séduction, avant d’être récupéré par la culture des memes.
Aujourd’hui, être un Chad peut constituer un compliment. Il représente celui qui réussit sans avoir l’air de faire le moindre effort, il entre dans une pièce, tout le monde le remarque, il gagne une partie, ne fanfaronne pas et retourne tranquillement vaquer à ses occupations. Bref, le personnage principal d’un film dont les autres seraient les figurants.
Le dictionnaire Merriam-Webster souligne d’ailleurs cette évolution : autrefois moqueur, le terme peut aujourd’hui exprimer une véritable admiration.
GigaChad : le Chad poussé jusqu’à l’absurde
Le GigaChad est un Chad tellement parfait qu’il relève presque de la caricature. Dans les memes, il possède une mâchoire monumentale, une musculature spectaculaire et une assurance inébranlable.

Son incarnation la plus célèbre est associée aux portraits très stylisés du mannequin Ernest Khalimov.
Internet l’utilise pour représenter une personne qui assume pleinement ses choix, particulièrement lorsqu’elle se montre indifférente au jugement des autres. Quelqu’un vient de gagner quelque chose avec beaucoup de chance, est acclamé et n’a pas l’air impressionné? Les commentaires pourraient le proclamer GigaChad.
Sigma : le solitaire qui n’a besoin de personne
Le sigma male serait, selon une classification populaire sur Internet, un homme indépendant, mystérieux et insensible aux hiérarchies sociales.
Contrairement à l’alpha qui chercherait à dominer un groupe, le sigma préférerait réussir seul. Des personnages comme John Wick ont été récupérés pour illustrer cet archétype.
Cette théorie des mâles alpha, bêta et sigma ne constitue toutefois pas une classification scientifique de la personnalité humaine. C’est une construction culturelle largement tournée en dérision.
Le sigma est ainsi devenu autant un idéal fantasmé qu’une plaisanterie. Know Your Meme retrace son apparition et ses détournements.
Beta : l’éternel second
Dans la même hiérarchie imaginaire, le beta serait un homme soumis, peu affirmé et incapable de rivaliser avec les fameux alphas.
Le terme sert généralement à rabaisser quelqu’un, notamment dans des discussions sur les rapports amoureux ou la masculinité.
Dans les mèmes, le beta est souvent opposé au Chad, qui incarne tout ce qu’il n’est pas censé être.
Les trolls, les imbéciles et les spécimens peu recommandables
Chud : l’individu franchement désagréable
Attention, un chud n’est pas un Chad qui aurait fait une faute de frappe.
Le terme désigne un individu stupide, grossier, antipathique ou particulièrement réactionnaire. Il est souvent employé pour ridiculiser certains internautes agressifs et provocateurs.
Le mot rappelle aussi le film d’horreur C.H.U.D., sorti en 1984, dont le titre signifie Cannibalistic Humanoid Underground Dwellers. L’association avec les monstres souterrains a contribué à son imaginaire, même si son évolution comme insulte sur Internet est plus complexe.
Aujourd’hui, le chud passe volontiers ses journées à publier des commentaires hostiles, à provoquer des disputes et à expliquer pourquoi le monde entier est devenu idiot. Une sorte de troll qui aurait perdu tout sens de l’humour.
Troll : celui qui cherche la bagarre
Le troll provoque volontairement les autres internautes dans le but de susciter une réaction.
Il peut publier une opinion absurde, poser une question manifestement malhonnête ou insister sur un sujet qu’il sait particulièrement sensible. Un troll n’est pas nécessairement convaincu de ce qu’il raconte. Son objectif est parfois simplement de déclencher une dispute.
Le terme est associé à la pratique du trolling, c’est-à-dire la provocation en ligne, et non uniquement aux créatures du folklore scandinave. On en a déjà parlé ici.
Edgelord : le provocateur professionnel
L’edgelord cherche à paraître audacieux, sombre ou subversif en multipliant les déclarations choquantes.
Il aime les plaisanteries provocatrices, les opinions extrêmes et les commentaires qui donnent l’impression qu’il connaît une vérité interdite au reste de l’humanité.
Son problème n’est pas tant de transgresser les conventions que de vouloir absolument que tout le monde le remarque.
L’edgelord rêve d’être un personnage inquiétant de Christopher Nolan. Les autres voient surtout quelqu’un qui essaie beaucoup trop fort.
Tryhard : celui qui veut gagner à tout prix
Dans les jeux vidéo, le tryhard est un joueur qui déploie des efforts disproportionnés pour remporter une partie, même lorsqu’il s’agit d’un divertissement sans enjeu.
Il étudie les statistiques, optimise son équipement, mémorise les stratégies et traite la moindre rencontre comme une finale de championnat.
Le mot peut aussi désigner quelqu’un qui cherche trop intensément à impressionner.
Tout dépend du contexte : en compétition, l’investissement est normal. Dans une partie amicale, celui qui hurle des instructions tactiques à ses coéquipiers risque de se faire traiter de tryhard.
Sweat : celui qui joue comme si sa vie en dépendait
Proche du tryhard, le sweat est extrêmement compétitif, parfois au point de gâcher le plaisir des autres.
L’expression évoque quelqu’un qui transpire à force de se concentrer sur sa performance.
Dans Fortnite ou Call of Duty, le sweat connaît toutes les astuces et ne laisse aucune chance aux débutants.
Il est excellent, mais on aurait parfois préféré jouer contre quelqu’un de moins excellent.
Les personnages secondaires de la grande comédie humaine
NPC : celui qui ne pense pas par lui-même
NPC signifie Non-Player Character, c’est-à-dire personnage non joueur.
Dans un jeu vidéo, un NPC est un personnage contrôlé par le programme. Il peut vendre des objets, donner des missions ou répéter inlassablement la même phrase. Sur Internet, traiter quelqu’un de NPC revient à l’accuser de suivre les opinions dominantes sans réfléchir, comme s’il récitait un dialogue préprogrammé.
Le terme est notamment devenu une insulte politique à partir de 2018, accompagné d’un personnage gris au visage inexpressif.
Normie : la personne désespérément normale
Le normie est celui qui aime les choses populaires, suit les tendances dominantes et ne possède pas les références culturelles des communautés plus spécialisées.
Pour certains internautes, regarder une série à succès, écouter la musique du moment et ne pas connaître les plaisanteries obscures de Reddit suffit à faire de vous un normie.
Le terme est souvent employé avec condescendance par des utilisateurs qui se considèrent plus originaux que le grand public.
Ironiquement, se moquer des normies est devenu une activité tellement répandue qu’elle pourrait elle-même être qualifiée de normie.
Basic : celui qui n’a rien d’original
Le qualificatif basic ressemble à normie, mais insiste davantage sur les goûts prévisibles ou conventionnels.
Une personne basic adopte les tendances les plus populaires, commande la boisson à la mode et affiche les mêmes préférences que tout le monde.
Le terme s’est particulièrement développé dans la culture populaire américaine, notamment avec l’expression basic bitch, plus insultante et souvent dirigée contre les femmes.
Aujourd’hui, basic peut simplement signifier banal ou peu original.
Stan : le fan absolu
Le mot stan désigne un admirateur extrêmement dévoué à une célébrité, un artiste ou une œuvre.
Son origine la plus célèbre est la chanson Stan d’Eminem, sortie en 2000, qui raconte l’obsession inquiétante d’un admirateur pour son idole. Le mot a ensuite été récupéré par les communautés de fans, notamment celles de musique pop et de K-pop.
Aujourd’hui, dire I stan peut simplement vouloir dire qu’on adore quelqu’un ou quelque chose. L’expression est souvent enthousiaste, sans implication négative. Un stan de Taylor Swift connaît les albums, les références cachées et les théories des admirateurs. Un stan de Pokémon pourrait vous expliquer pourquoi son préféré mérite davantage d’amour.
Karen : celle qui exige de parler au responsable
La Karen est un stéréotype Internet désignant une personne autoritaire, désagréable et convaincue de bénéficier de privilèges particuliers. Elle se plaint au personnel d’un commerce, réclame un traitement spécial et exige de parler au responsable dès que quelque chose lui déplaît.
Le personnage est souvent représenté comme une femme américaine d’âge mûr, avec une coiffure particulière. Être une Karen est d’ailleurs associé à la fameuse coupe de cheveux qu’on appelle « Can I speak to a manager » ou « J’aimerais parler au gérant ».

Le terme a toutefois suscité des critiques parce qu’il peut également servir à ridiculiser des femmes qui expriment des plaintes parfaitement légitimes.
Les pessimistes, les optimistes et les philosophes de pacotille
Doomer : celui qui ne croit plus en rien
Le doomer est l’éternel pessimiste d’Internet.
Il considère que l’économie va mal, que l’avenir est sombre et que la société se dirige vers la catastrophe.
Le personnage apparaît fréquemment sous la forme d’un Wojak, un dessin minimaliste devenu l’une des grandes figures des mèmes, portant des vêtements sombres et affichant un air désabusé.
Le doomer est particulièrement associé à une vision fataliste du monde. Le personnage s’est popularisé sur 4chan en 2018.
Bloomer : celui qui a retrouvé l’optimisme
Le bloomer est l’opposé du doomer.
Il représente une personne optimiste, heureuse de progresser et capable d’apprécier les petits plaisirs de la vie.
Le personnage apparaît lui aussi dans la grande famille des Wojak, souvent avec un sourire satisfait.
Là où le doomer voit une catastrophe imminente, le bloomer préfère profiter d’une promenade, apprendre quelque chose ou cultiver une nouvelle passion.
Les deux personnages se sont développés dans le même univers de mèmes à partir de 2018. Le bloomer possède également sa propre histoire.
Boomer : celui qui ne comprend plus les jeunes
À l’origine, boomer désigne simplement une personne appartenant à la génération du baby-boom.
Mais Internet en a fait un personnage caricatural : celui qui critique les nouvelles technologies, regrette le bon vieux temps et affirme que les jeunes ne savent plus travailler.
L’expression OK boomer est devenue une manière de balayer un discours jugé dépassé ou moralisateur.
Dans les mèmes, le terme n’est d’ailleurs plus réservé aux personnes réellement nées pendant le baby-boom. On peut être traité de boomer à trente ans, pourvu qu’on se plaigne suffisamment de la jeunesse.
Zoomer : l’enfant de la génération Z
Le zoomer désigne un membre de la génération Z, généralement née entre la fin des années 1990 et le début des années 2010.
Le mot est construit sur le modèle de boomer et s’est popularisé à travers les mèmes.
Le zoomer caricatural passe beaucoup de temps sur les réseaux sociaux, maîtrise les codes de TikTok et emploie un vocabulaire qui change plus rapidement que les dictionnaires ne peuvent suivre.
Bien entendu, il s’agit d’un stéréotype générationnel, pas d’une description sérieuse de millions de personnes.
Quelques expressions supplémentaires pour survivre dans les commentaires
Cringe : le malaise absolu
Une situation cringe provoque une gêne intense, généralement parce qu’une personne se comporte de manière embarrassante sans s’en rendre compte.
Une publicité dans laquelle une grande entreprise tente maladroitement de parler comme les adolescents? Cringe.
Un influenceur qui se filme en train de donner une leçon de sagesse manifestement préparée pendant trois heures? Potentiellement très cringe.
Répondre à quelqu’un avec un Gif animé des Minions?

Based : celui qui assume ses opinions
Based est souvent employé pour féliciter une personne qui exprime une opinion ou agit avec assurance, sans chercher l’approbation générale.
Le mot peut correspondre à « bien dit », « respect » ou « voilà quelqu’un qui s’assume ».
Son sens dépend énormément du contexte. Une personne peut être qualifiée de based pour une opinion courageuse, une plaisanterie inattendue ou simplement une déclaration qui plaît à son public.
W et L : victoire ou défaite
Dans les commentaires, W signifie win, une victoire, tandis que L signifie loss, une défaite.
Un chanteur sort un excellent album? W.
Un studio annonce une nouvelle fonctionnalité que personne ne réclamait tout en supprimant celle que les joueurs préféraient? L.
Les expressions common W et rare W servent respectivement à souligner une réussite habituelle ou étonnante.
Touch grass : va prendre l’air
L’expression touch grass, littéralement « touche de l’herbe », s’adresse à quelqu’un qui passe trop de temps sur Internet et semble avoir perdu le contact avec la réalité.
C’est l’équivalent numérique de « va donc prendre l’air ».
Elle est particulièrement utile lorsque quelqu’un rédige un essai de trois mille mots pour expliquer pourquoi son personnage de dessin animé préféré est objectivement supérieur à tous les autres.
Brainrot : quand Internet vous mange le cerveau
Le brainrot, littéralement « pourriture du cerveau », désigne un humour absurde, répétitif et profondément lié à la culture numérique.
Le terme peut également décrire l’impression d’avoir passé tellement de temps devant du contenu insignifiant qu’on ne pense plus qu’en références à des mèmes.
Il a pris une importance particulière avec TikTok et les vidéos courtes. Oxford University Press l’a d’ailleurs choisi comme mot de l’année 2024.
Le brainrot n’est pas une maladie médicale. C’est surtout une façon humoristique de parler d’une consommation excessive de contenus numériques.
Vous vous souvenez de TRALALERO TRALALA? C’était du Italian brainrot.
Une langue qui évolue vite
Le plus intéressant dans ce vocabulaire est sa capacité à changer de sens. Nerd est passé de l’insulte au signe de fierté. Chad, d’abord employé pour railler certains hommes, est devenu un compliment. Stan a quitté une chanson inquiétante pour s’installer dans le langage quotidien des fans.
D’autres expressions resteront probablement confinées aux forums et aux mèmes avant de disparaître, remplacées par de nouvelles créatures linguistiques.
Et si vous trouvez tout cela un peu ridicule, rassurez-vous : il existe probablement déjà un mot pour décrire votre réaction.
Mais il y a de fortes chances que ce soit boomer.
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