Mode

Quelles seront les tendances de l’été 2026?

L’été approche à grands pas, et commence à se faire sentir. C’est donc l’heure de ranger les pulls et de sortir les maillots… mais aussi de se demander: quelles seront les tendances à suivre cet été?

Ce que dit Pantone

J’étais bien ennuyée lorsque la couleur Cloud Dancer a été annoncée comme couleur de l’année 2026. Je vous avoue que j’aimais beaucoup le Mocha Mousse et que 2025 a été une bonne année pour moi, en termes de colorimétrie.

Malgré ma déception initiale, je dois me rendre à l’évidence, la couleur de l’année n’arrive pas de nulle part. Pantone explique son choix: le Cloud Dancer, c’est un canevas vide et une opportunité d’exprimer son propre style. C’est aussi un moment de répit dans une période de chaos.

Et les recommandations de palettes, dans tout ça? Pantone propose en premier lieu les pastels poudrés et les contrastes d’ombre et de lumière. Les tons terreux, les couleurs atmosphériques et le spectre des nus sont aussi de la partie.

Ce que dit la Fashion Week

L’automne dernier, les grandes maisons comme les nouveaux créateurs ont dévoilé leur collection Printemps-Été 2026. Voici, sous la forme d’une liste non exhaustive, le récapitulatif de la semaine de la mode dans ses quatre capitales.

Paris

Je retiens principalement de la PFW ses silhouettes fluides et ses couleurs insaturées.

Les maisons les plus attendues

Louis Vuitton (Nicolas Ghesquière) a encore choisi le Louvre pour son défilé, et ce sont les cols qui m’ont le plus marquée. Du côté de Dior (Jonathan Anderson), les mannequins ont marché devant un décor merveilleux au Jardin des Tuileries, certaines portant des chapeaux qui ont définitivement ajouté une touche extravagante chic aux looks. Chanel (Matthieu Blazy), au Grand Palais, a préparé un effet planétarium et ses tailleurs ont été, à mon sens, la force de la collection. Chez Saint-Laurent (Anthony Vaccarello), c’est dans un décor d’hydrangées avec une vue sur la Tour Eiffel qu’a défilé la collection prêt-à-porter. Le highlight selon moi? Les trench coats aux couleurs variées.

Les créateurs flamboyants

Mugler (Miguel Castro Freitas) a principalement utilisé des tons beiges et du noir, à l’exception d’un éclat de jaune néon et d’une touche de bleu glacier. Les coupes cintrées sont magnifiques et l’utilisation des franges, de la fourrure et des plumes est intéressante. Une autre designer qui s’est surpassée n’est autre que Stella McCartney: ses choix de matières et ses silhouettes sont on point. Pierre Cardin (Rodrigo Basilicati-Cardin), fidèle à ses habitudes, nous a emmenés sur une autre planète. Comme des Garçons (Rei Kawakubo) s’est également démarquée, avec ses formes surdimensionnées.

Londres

La LFW, c’était le jacquard, les franges et rayures verticales.

Burberry, fierté nationale

Burberry (Daniel Lee) représente encore et toujours l’imaginaire anglais tel qu’on le connait à l’international, avec ses carreaux et ses couleurs riches comme le jaune moutarde et le violet aubergine.

Deux noms qui ressortent du lot

J’ai été franchement impressionnée par l’extravagance des pièces proposées lors de la LFW, mais deux d’entre eux ont, selon moi, volé la vedette. Simone Rocha, avec ses jeux de transparence, son utilisation de la superposition et une sublime touche de paillettes est la première. Le second est Erdem, qui intègre l’imaginaire oriental ainsi que les motifs floraux et qui ose les néons.

Une première apparition

Nanushka (Sandra Sándora) a défilé pour la première fois, l’automne dernier. C’est donc une marque à découvrir pour plusieurs. Je lui trouve, par moments, un style entre les imaginaires de la piraterie et du skateboard.

Milan

Ce qui a le plus attiré mon attention de la MFW, c’est les palettes de couleurs.

Les designers que vous voyez partout

Versace (Dario Vitale) a livré une collection à la fois actuelle et colorée comme les années 80, et certains looks prolongent la tendance cowboy de l’été dernier. Avec Dolce & Gabbana, on semble être quelque part entre le lit, le bureau et l’Orient. Chez Fendi (Kim Jones), on observe des monochromes très colorés et des motifs fleuris minimalistes.

Dignes de mention

Max Mara (Ian Griffiths), c’est un jeu de transparence, des tailleurs magnifiquement coupés, le tout dans une palette de gris, de noirs et de beiges. Diesel (Glenn Martens) mérite aussi une mention pour sa présentation futuriste, ses pastels délavés, son usage du trou ornemental et l’effet preppy qui ressort de plusieurs looks grâce aux agencements de textures et de couleurs.

New York

Qui dit NYFW dit streetwear. L’interprétation new yorkaise des tendances a quelque chose de spécial.

Les joueurs commerciaux

Coach (Stuart Vevers) sait dessiner des vestes de cuir qui font rêver, même si la collection ne prend pas trop de risques en général. En ce qui concerne Michael Kors, c’est une collection tout en fluidité, avec des finitions propres et qui montre une belle utilisation de la ceinture.

D’autres grands

Anna Sui propose une intéressante transparence en superposition et des imprimés assumés. Sergio Hudson, un peu à contre-courant, dévoile de magnifiques pièces à motifs animaux, et des couleurs vives. Quant à Christian Siriano, c’est un début de collection très chic avec l’utilisation du noir et blanc, puis un petit éclat de couleur dans les derniers looks. L’utilisation des textures est sublime. Finalement, Jason Wu crée des illusions d’optique avec une superposition des matières, et revisite les franges à sa manière.

Ce que dit la culture populaire

Un effet « Le diable s’habille en Prada 2 » est à prévoir sur le reste de l’année 2026, c’est certain. Selon moi, l’effet du film sur les tendances sera une popularisation du look monochrome (blanc ou noir, surtout), des franges sur les accessoires et de l’effet peau de serpent, surtout du côté de la chaussure. Je pense aussi qu’on peut s’attendre à une vague de workwear chic, où le gilet sera préféré au veston, qui sera tout de même porté au travail, en soirée et lors des journées plus froides.

Le retour en force de Zara Larsson aura définitivement un effet sur les tendances de l’été, mais je pense qu’il va s’essouffler à l’automne. On ressent déjà un intérêt accru pour le rose, le jaune, le bleu et les paillettes.

Ce que j’en dis

Ce que j’entrevois pour l’été, ce sont des jeans comme pièces maîtresses, des coupes tirées du mermaidcore, des franges, des imprimés animaux et des paillettes. Je pense que les cowboys sont à moitié out et les girl boss, totalement in. Je pense aussi que les monochromes seront de la partie.

J’ai bien hâte de voir comment se dessinera la saison, et de préparer mes prédictions pour l’automne.


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