Sur les traces de Paul-André Larocque

Il y a de ces artistes dont le talent illumine la pièce peu importe où ils vont et peu importe ce qu’ils font. C’est le cas de Paul-André Larocque. Le Gaspésien POP capte la beauté du monde et nous la rend avec une touche de peinture.

Né à Chandler, en Gaspésie, Paul-André Larocque d’abord quitté sa région natale pour apprendre. Il a commencé par apprendre la photo à Québec et à Montréal, puis l’espagnol et de nouvelles techniques à Madrid.

Après avoir travaillé avec le réputé Journaliste culinaire Madrilène David Farran de Mora au magazine Le Guia del Ocio, il est revenu au Québec. C’est en tant que directeur artistique, photographe officiel et journaliste voyage qu’il a travaillé pour Mixte Magazine Canada.

Depuis, il a déployé ses ailes pour vivre de son art, la photographie, en y ajoutant une touche bien à lui.

Qui gagne perd

En 2012, Paul-André Larocque a frappé un grand coup dans l’imaginaire collectif avec ses photos de Maryse Deraiche pour l’article Qui gagne perd du magazine Urbania.

Cet article abordait la difficulté pour les obèses de vivre une vie normale dans une société pleine de jugement. Maryse Deraiche y abordait la grossophobie bien avant la naissance des collectifs contre la grossophobie qui militent actuellement. L’article illustrait également l’impact majeur sur le corps des chirurgies bariatriques et c’est là que Paul-André Larocque entrait en scène.

Sa photo a énormément fait parler et lui a finalement valu le prix de la photo de l’année au Québec au grand Prix Lux. D’ailleurs, la même année, il s’est vu décerner 3 autres prix au fameux Color Photography Award, autrefois appelé the Mastercup Awards à Beverly Hills en Californie.

Pop Paul

Par la suite, l’art de Paul-André Larocque s’est peu à peu muté en quelque chose qui lui ressemble : un éternel enfant, un passionné de la nature humaine et un grand voyageur à l’esprit punk.

À force de voyager, d’innombrables photos se sont ajoutées à son portfolio. Des photos de paysages, de constructions et de personnes extraordinaires. Ces photos témoignent toutes de l’expérience du photographe à l’oeil profondément humain qu’il est devenu.

En 2014, l’artiste Yunus Chkirate a invité Paul-André Larocque à prendre part à une expo à Sydney. Depuis ce moment, son art n’a plus jamais été le même.

À ses photos spectaculaires, il a ajouté des couleurs, des traits de peinture et des collages. La photographie s’est transformée en toile et le résultat est absolument magnifique.

La reconnaissance

D’ailleurs, dès son retour au Canada, un galeriste de Rochester dans l’état de New York l’a convoqué à la Miami Art Basel.

Commissionné par le fameux curateur Nicolas Deniscours de Think Outside the box, il a également créé une série d’images pour le prestigieux festival Chromatik avec sa série Sunshine Pop.

Puis, en 2016, on l’a invité à effectuer un retour aux sources en Gaspésie en tant que récipiendaire du Pulsar. Nommé président d’honneur il y a alors souligné la réussite des jeunes élèves du secondaire de la MRC Pabok.

Après la pause

Après une pause de plus de 2 ans, on lui a demandé récemment de présenter son travail à la Biennale Fotofest International de Houston au Texas, l’une des rencontres photographiques les plus renommées aux États-Unis.

Suite à ce passage, il s’est vu offrir un contrat de représentation par une galerie de photographie de Houston, Foto Relevance. On peut y voir son travail depuis le 15 juin dernier.

Il n’a pas trop voulu s’avancer, mais quelque chose lui dit qu’il se passe quelque chose avec un musée américain de renommée mondiale. « C’est à suivre! » dit-il. On a bien hâte de voir où ce vent va le mener!

En attendant, vous pouvez mieux connaître son oeuvre en visitant le www.larocque.studio

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